Après le piratage de Hugging Face, le personnel de LASST a mis de côté sa charge de travail normale “pour concevoir, coordonner et participer à un briefing concernant cet incident pour les régulateurs”, et a depuis répondu à d’autres demandes de briefing qui ont nécessité un travail supplémentaire. Le personnel de LASST a consacré des dizaines d’heures de travail à répondre aux pratiques de développement dangereuses d’OpenAI, selon la plainte.
“Malgré l’impact sur les autres programmes de LASST, LASST a néanmoins consacré ses ressources à tenter de contrer la conduite illégale d’Open AI… Si LASST l’emporte dans ce litige, elle n’aura plus besoin de détourner ses ressources pour lutter contre les pratiques commerciales illégales et déloyales employées par Open AI concernant ses agents d’IA qui piratent des tiers lors d’évaluations internes”, indique la plainte.
La plainte indique que l’injonction demandée devrait interdire à Open AI “d’accéder sciemment ou de faire accéder, eux-mêmes ou par l’intermédiaire d’agents d’intelligence artificielle qu’ils développent, déploient, modifient ou utilisent, à tout ordinateur, réseau informatique ou système informatique sans autorisation”, et “d’employer sciemment une pratique commerciale déloyale qui menace de causer un préjudice grave au public”.
“Nous déposons cette plainte parce qu’Open AI a violé la loi—et elle doit être tenue pour responsable”, a déclaré le groupe. “Open AI et les développeurs d’IA de pointe en général ne peuvent pas éviter les conséquences de leurs actions dangereuses en prétendant simplement qu’‘une IA l’a fait’. Les agents d’IA autonomes continueront à pirater, voler des données, perturber les systèmes et violer les droits jusqu’à ce qu’un tribunal intervienne.”