Une proposition franco-allemande visant à adoucir l'interdiction des moteurs à combustion en 2035 suscite une forte critique pour affaiblir les objectifs climatiques et céder le marché des véhicules électriques (VE) à la Chine. Le projet permettrait aux constructeurs automobiles de ne réaliser qu'une réduction de 90 % des émissions et d'introduire une flexibilité pluriannuelle, considéré comme une concession politique aux industriels automobiles allemands. Il introduit également une nouvelle catégorie pour les véhicules à carburant renouvelable, à condition qu'ils soient fabriqués en Europe, et inclut le Royaume-Uni dans les règles de subventions sous "reciprocité totale".
L'ONG Transport & Environment met en garde contre le fait que ce plan accélérera la domination chinoise sur le marché des VE. Le chancelier allemand Friedrich Merz, qui plaide pour prolonger la durée de vie des moteurs à combustion interne, est critiqué comme étant politiquement opportuniste mais économiquement à courte vue, détournant ainsi les investissements des technologies de pointe destinées à l'avenir.
Source: Financial Times Companies · Résumé par HeadlinesBriefing