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Des cellules humaines remplacent le cortex de souris

Ars Technica •
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Ces dernières années, l'étude des maladies humaines à l'aide d'organoïdes — de petits fragments de tissu issus de cellules souches qui imitent les organes — a suscité un vif intérêt. Mais les organoïdes cérébraux manquent de connexions avec les structures cérébrales spécialisées nécessaires pour se comporter « normalement ». Mercredi, un groupe de recherche de la Stanford University a décrit une méthode possible pour étudier les organoïdes cérébraux dans un contexte plus naturel : ils ont génétiquement éliminé une grande partie du cerveau de la souris et l'ont remplacée par des cellules d'organoïdes cérébraux humains.

Les organoïdes offrent un meilleur modèle que les cellules dissociées, mais ils ont encore des limites — pas de système circulatoire ni de cellules immunitaires. Cela est particulièrement limitant pour les études cérébrales, où des structures spécialisées échangent des informations. Une alternative a été d'implanter des cellules souches neurales humaines dans le cerveau d'une autre espèce, mais les neurones hôtes environnants rendent incertain ce qui peut être appris.

La solution évidente est de se débarrasser des cellules hôtes et de laisser les cellules humaines prendre le relais. Mais les neurones humains maturent plus lentement que ceux des souris et peuvent ne pas former les connexions nécessaires assez rapidement. L'équipe de Stanford a supprimé une partie du cerveau de la souris, en choisissant le cortex, qui gère la prise de décision et la mémoire. Ils ont utilisé un gène actif dans les cellules corticales pour supprimer un gène clé nécessaire à la séparation des chromosomes lors de la division cellulaire.

Malgré la destruction de la plupart des cellules qui forment le cortex mature et la réduction de moitié du volume cérébral, les souris ont survécu. Les chercheurs ont éliminé la plupart des autres petits pour garantir que les souris sans cortex reçoivent suffisamment d'allaitement, les ont laissées plus longtemps avec leurs mères et leur ont fourni une nourriture riche en calories. Ces étapes ont permis une survie presque totale des souris sans m...