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Hibernation et mémoire: souvenir malgré perte synaptique

Ars Technica •
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L'hibernation réduit drastiquement les connexions synaptiques, mais les souris conservent leurs mémoires apprises malgré ce changement neuronal. Le neuroscientifique [PERSON_NAME] explique que ces liens cérébraux changent naturellement fréquemment, rendant le stockage à long terme déroutant. Pour enquêter, son équipe a induit un état contrôlé semblable à l'hibernation, modifiant effectivement plus de la moitié des synapses existantes. Remarquablement, les performances cognitives sont restées intactes.

Cette méthode active les neurones Q dans l'hypothalamus, un circuit mammifère affiné par le collaborateur Takeshi Sakurai. Ce protocole abaisse la température corporelle à environ 20°C tout en ralentissant les signes vitaux. Contrairement aux hibernateurs sauvages, cet état artificiel s'active et se désactive de manière prévisible.

Après avoir passé 48 heures dans un ralentissement métabolique profond, les chercheurs ont suivi l'activité cérébrale et utilisé une imagerie haute résolution. L'activation synaptique a considérablement diminué et les connexions physiques ont disparu. Malgré la crainte d'une perte de mémoire, les souris entraînées ont parfaitement accompli les tâches de conditionnement à la peur et de navigation après leur réveil. Ces résultats démontrent que les mémoires consolidées persistent même après un élagage synaptique sévère, remettant en question les modèles actuels sur la façon dont le cerveau conserve les informations à long terme.