Mohamed El-Erian observe que la volonté croissante du Trésor américain d'intervenir directement sur les marchés financiers reflète une ère de statecraft géo-économique, où les facteurs géopolitiques et politiques domestiques influencent de plus en plus la découverte des prix. Trois interventions récentes illustrent cette tendance : une stabilisation réussie du peso argentin via des lignes de swap dollar, une tentative difficile de supprimer les rendements du Trésor à long terme, et un résultat mixte dans le soutien au yen japonais. L'intervention argentine a succeedi en raison de la petite taille du marché et d'une posture politique supportive, stabilisant le peso et modérant l'inflation.
Cependant, les tentatives de gérer les rendements souverains domestiques ont mal fonctionné, avec des rendements qui ont augmenté de 0,5 point de pourcentage malgré les programmes de rachat du Trésor visant à prévenir des mouvements 'désordonnés'. El-Erian note que l'immensité du marché du Trésor, entraînée par les déficits de 6 % du PIB, le refinancement de la dette et l'emprunt corporate, ne peut pas facilement être gérée par intervention. L'intervention sur le yen japonais a d'abord succeedi mais a depuis glissé, soulignant les défis pour surmonter les déséquilibres politiques fondamentaux.
Source: Financial Times Markets · Résumé par HeadlinesBriefing