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Choisir école ville ségréguée

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En 2014, alors que leur fille Najya avait 4 ans, l'auteure et son mari Faraji ont dû prendre une décision cruciale concernant la scolarisation à Bedford-Stuyvesant, un quartier de Brooklyn à faible revenu, fortement noir, en pleine gentrification rapide. Les écoles publiques locales, nommées d'après des figures comme Marcus Garvey et Carter G. Woodson, reflétaient les divisions raciales et socioéconomiques marquées de New York : les salles de classe étaient presque entièrement noires et latines, et presque tous les élèves étaient pauvres.

Les résultats aux tests reflétaient cette marginalisation. Les voisins de la classe moyenne, noirs et blancs, évitaient ces écoles, optant pour des programmes magnet, des filières pour surdoués ou des institutions privées. L'auteure et Faraji voulaient l'éducation publique.

Faraji, élevé dans des écoles de base militaire intégrées, n'avait jamais fréquenté une école ségréguée. L'auteure a grandi à Waterloo, Iowa, du "mauvais côté de la rivière" séparant les communautés blanches des noires. En 1982, ses parents l'ont inscrite à un programme volontaire de déségrégation, la conduisant en bus à Kingsley Elementary, une école riche, majoritairement blanche.

L'expérience a été émotionnellement difficile mais académiquement enrichissante, l'exposant à des enfants de médecins et d'avocats. Sa mère était agente de probation, son père chauffeur de bus. L'article explore comment une école devient un champ de bataille sur les enfants qui bénéficient d'un système séparé et inégal.