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Trump menace Bombardier : interdiction de vente aux USA

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Le président Trump a averti Bombardier, le constructeur canadien de jets d'affaires, qu'il se verrait interdire de vendre aux États-Unis à moins de déplacer sa production là-bas, intensifiant un différend commercial avec Ottawa. Trump avait précédemment menacé de décertifier les jets Bombardier et d'imposer de lourds droits de douane, arguant que le Canada limitait les ventes de son rival américain Gulfstream Aerospace. Lors de son premier mandat, le département du Commerce avait imposé un droit de douane de près de 300 pour cent sur les jets de passagers de Bombardier après que Boeing l'eut accusé de subventions gouvernementales déloyales. Bombardier, dont le siège est à Montréal, a répondu en soulignant qu'il fabrique des pièces en Californie et au Texas, emploie des milliers de personnes dans 20 États américains et dépend de 2 800 fournisseurs américains.

Fondée en 1942 par Joseph-Armand Bombardier dans le Québec rural, l'entreprise a évolué des motoneiges vers le ferroviaire et l'aéronautique, en acquérant Canadair et Learjet. Après avoir mis fin à son programme de jets commerciaux suite au différend avec Boeing en 2017 et vendu sa division ferroviaire en 2021, Bombardier se concentre sur les jets d'affaires Challenger et Global. Les États-Unis sont son plus grand marché, abritant environ la moitié de sa flotte de 5 200 appareils. Des compagnies aériennes américaines comme Endeavor Air et SkyWest exploitent ses jets régionaux, tandis que l'US Air Force et l'US Army utilisent des avions Bombardier modifiés pour la surveillance. Environ 55 pour cent de son chiffre d'affaires de 9,6 milliards $ en 2025 provenait des États-Unis.