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Accord Pétrolier Venezuela-États-Unis: Risques Juridiques

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Des experts et des hommes politiques avertissent que l'accord pétrolier entre Caracas et Washington risque de violer la loi vénézuélienne, soulevant des questions sur sa durabilité. L'accord accorde au Pentagone une participation de 35 % dans une entreprise vénézuélienne qui s'est vu attribuer les droits sur un cinquième des réserves du pays, soit environ 65 milliards de barils. Henrique Capriles, figure de proue de l'opposition, a cité des "problèmes juridiques et constitutionnels", notant que la revendication de Donald Trump d'une concession de 100 ans violerait la constitution. La présidente par intérim Delcy Rodríguez a contredit cela, affirmant que les licences ne seraient valides que pour 25 ans. Capriles a questionné l'absence de processus d'appel d'offres avant de céder les ressources à North American Blue Energy Partners, contrôlée par Alejandro Betancourt.

David Goldwyn et Andrea Clabough au Atlantic Council ont déclaré que la concession de 100 ans "semble repousser les limites" de la constitution, prévoyant des contestations juridiques de la part des titulaires de contrats existants, des citoyens et des futurs gouvernements. José Ignacio Hernández, expert juridique vénézuélien aux États-Unis, a noté que la constitution impose à la société d'État Petróleos de Venezuela (PDVSA) de contrôler l'industrie pétrolière, obligeant les investisseurs privés à agir en tant que contractants ou partenaires de coentreprise.

Elías Matta, ancien président de la commission pétrolière de l'assemblée nationale, a défendu l'accord, arguant que la constitution autorise la participation de capitaux privés. L'administration Trump espère que l'accord accélérera les investissements, mais les investisseurs potentiels surveillent de près la viabilité juridique et politique, surtout avant d'éventuelles nouvelles élections.