Plus de 10 milliards de dollars ont été déposés dans des coffres crypto, contre 4 milliards au début de l'année dernière, alors que les détenteurs d'actifs numériques cherchent des rendements plus élevés en prêtant des stablecoins via des plateformes décentralisées. Ces coffres, qui fonctionnent grâce à des contrats intelligents et sont gérés par des « curateurs » qui définissent les stratégies d'investissement et les frais, offrent des rendements compris entre 3 % et 20 %, ce qui attire l'attention des régulateurs américains et européens, préoccupés par les risques.
Contrairement aux intermédiaires traditionnels, les coffres fonctionnent sans intermédiaires, exposant les investisseurs à la liquidation automatique et aux vulnérabilités des contrats intelligents. Des experts du secteur avertissent que, malgré la transparence du code, la plupart des investisseurs ne comprennent pas les risques sous-jacents, les ratios de liquidité ni les mécanismes de garantie. Cette montée rappelle les effondrements passés de Voyager, Celsius et Genesis en 2022, où des prêts risqués et des pressions de retrait ont conduit à leur faillite.
Les partisans affirment que les coffres représentent l'évolution de l'utilité des cryptomonnaies, à mesure que les actifs traditionnels sont tokenisés, avec des fintechs, des trésoreries d'entreprises et des fonds spéculatifs comme principaux utilisateurs. Cependant, les risques incluent les piratages — 972 millions de dollars ont été volés sur des plateformes DeFi au premier semestre 2026 —, les erreurs de codage et les garanties illiquides, comme l'a montré la valeur codée en dur de 1 dollar du jeton USR, qui a masqué son effondrement réel après le piratage du protocole Resolv. Les régulateurs examinent si ce segment en croissance nécessite une surveillance plus stricte en raison de son potentiel de risque systémique.
Source: Financial Times Companies · Résumé par HeadlinesBriefing