Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis âgé de 53 ans, est devenu une figure majeure des manifestations de jeunes en France. Lors d'une récente manifestation étudiante dans l'est de Paris, M. Bagayoko est intervenu pour protéger de jeunes manifestants de sexe masculin face à la police antiémeute, un geste filmé et largement diffusé sur les réseaux. Ses actes ont suscité à la fois des éloges et des critiques. Ses partisans l'ont surnommé « Spiderman », y voyant le symbole d'un mouvement qui réclame de meilleures conditions dans les écoles. À l'inverse, des responsables politiques de droite l'ont accusé d'inciter à la violence, notamment après qu'il a déclaré que « la violence peut, à un moment, être légitime ».
Les manifestations, qui réclamaient initialement de meilleures conditions, ont été amplifiées par des rassemblements à l'échelle nationale. Le mandat de M. Bagayoko a fait l'objet d'un examen approfondi. Ses détracteurs lui reprochent des actes de vandalisme commis lors des blocages d'établissements scolaires auxquels il a participé. Valérie Pécresse, présidente de la région, a demandé qu'il règle 110 000 dollars pour réparer un portail d'école endommagé. Son élection en mars a suscité la polémique, des personnalités d'extrême droite ayant déformé ses propos et évoqué des influences extérieures.
Malgré la vive réaction, M. Bagayoko reste déterminé et présente ces critiques comme une tentative de ses adversaires de le discréditer avant l'élection présidentielle de l'année prochaine. Le chef de son parti, Jean-Luc Mélenchon, considère que son ascension constitue une menace potentielle pour l'establishment politique.
Source: New York Times Top Stories · Résumé par HeadlinesBriefing