Pendant la majeure partie de ce siècle, les entreprises technologiques américaines ont opéré avec une supervision réglementaire minimale, bâtissant des entreprises massives et rentables qui ont remodelé la société. Cependant, le sentiment public change radicalement. Un sondage du Pew Research Center révèle que 40 % des adultes américains estiment que l'IA aura un impact négatif sur la société au cours des deux prochaines décennies, contre seulement 16 % qui s'attendent à des résultats positifs. Cette anxiété croissante reflète les propres avertissements des dirigeants du secteur concernant la suppression d'emplois et les risques existentiels.
Ce rejet se manifeste concrètement. Le Texas a suspendu les approbations de centres de données dans l'attente d'audits, tandis que 146 lois liées à l'IA ont été adoptées dans les 50 États en 2025, couvrant la sécurité des enfants, la vie privée et les biais algorithmiques. Le Congrès a récemment rejeté la proposition de l'administration Trump d'un moratoire de 10 ans sur la législation étatique en matière d'IA, faisant plutôt avancer des mesures fédérales comme les règles sur les prix de surveillance.
Les tribunaux adoptent également une position plus ferme. Au Nouveau-Mexique, un tribunal a infligé une amende de 942 millions de dollars à Meta et exigé l'amélioration des pratiques de sécurité des enfants. Une décision californienne a déterminé que les algorithmes fondés sur l'engagement ne bénéficient pas de la protection du Premier Amendement, ce qui pourrait permettre des lois étatiques contre l'addiction aux réseaux sociaux. Avec 29 États poursuivant Meta pour préjudices allégués à la santé mentale des enfants, le paysage juridique évolue rapidement. Les entreprises technologiques doivent s'adapter à cette nouvelle réalité en donnant la priorité à la sécurité et à l'intérêt public plutôt qu'à une croissance incontrôlée.
Source: Financial Times Companies · Résumé par HeadlinesBriefing