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Parlements suisses soutiennent régulation plus souple pour UBS

Financial Times Companies •
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UBS a remporté une victoire significative dans son combat avec le gouvernement suisse après que des parlementaires influents aient soutenu un important assouplissement des régulations proposées qui réduiraient les exigences de capital pour la forme la plus stricte de capital de moitié. Cette décision booste la plus grande banque de Suisse et son PDG Sergio Ermotti, qui a qualifié les plans du gouvernement d'excès, mettant en garde qu'ils nuiraient à la compétitivité internationale d'UBS et à la réputation de la Suisse en tant que centre financier mondial. Au cœur du différend se trouve une proposition fédérale visant à obliger UBS à capitaliser intégralement ses filiales étrangères à son siège suisse en utilisant le common equity tier one (CET1), la forme la plus haute qualité et la plus coûteuse de capital bancaire.

Selon la proposition de compromis confirmée par des sources gouvernementales, UBS devrait toujours garantir intégralement ses filiales étrangères, mais pourrait satisfaire jusqu'à la moitié de l'exigence par des obligations additional tier 1 (AT1) plutôt que par du CET1. Les analystes de JPMorgan estiment qu'UBS n'aurait besoin que de 400 millions de dollars supplémentaires en CET1 et environ 16 milliards de dollars de nouvelles obligations AT1 dans ce scénario, par rapport à l'exigence originale de 20 milliards de dollars en CET1. Le gouvernement a proposé ces règles plus rigoureuses à la suite de l'effondrement de Credit Suisse en 2023, lequel UBS a racheté dans une opération de secours d'urgence.

Les obligations AT1 restent politiquement sensibles après que les régulateurs aient éliminé 16 milliards de francs suisses de ces instruments au cours de cet secours, mouvement par la suite jugé illégal par la Cour administrative fédérale. UBS a critiqué cette mesure originale comme excessive et hors des normes internationales. Le vote non contraignant du Comité des affaires économiques et fiscales n'est qu'un premier pas ; l'approbation finale nécessite le soutien des deux chambres du parlement, avec des débats prévus qui devraient se poursuivre pendant des mois.