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Inflation au Royaume-Uni au plus haut depuis 11 mois, une

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L'inflation au Royaume-Uni a accéléré pour atteindre son niveau le plus élevé depuis octobre dernier, et il est probable qu'elle scelle presque une hausse des taux de la Banque d'Angleterre lors de sa réunion de novembre. Comme lors des mois précédents, l'essence a été le principal moteur. L'inflation annuelle des carburants routiers a atteint 29,8 % alors que le brut s'est envolé. Le gazole a atteint 200 pence pour la première fois depuis un mois, et les signes de répit sont rares, le Brent s'échangeant au-dessus de 110 dollars le baril et en hausse sur la journée.

Les produits alimentaires et les boissons offrent un léger répit, leur taux étant resté stable en septembre. La BoE ne s'attend pas à ce que cela se maintienne pour le reste de l'année, mais pour l'instant les prix alimentaires restent relativement maîtrisés, grâce à un marché de la grande distribution hyperconcurrentiel. Les décideurs politiques ont récemment pesé les risques inflationnistes, notamment la probabilité que des effets de second tour commencent à se matérialiser dans l'économie parallèlement à un marché du travail plus faible. Le rapport britannique sur l'emploi publié hier montre que la situation se stabilise, sans nécessairement s'améliorer, mais sans se dégrader. Megan Greene, l'une des membres du comité de politique monétaire de la BoE, a déclaré que le marché du travail est plus solide que ne le pensaient les responsables et que le recul des pressions salariales s'est arrêté. Si cette analyse gagne les décideurs les plus enclins à la prudence, la probabilité d'une hausse augmentera d'autant.

Une inflation plus forte menace de faire monter les rendements obligataires au Royaume-Uni, une issue peu souhaitable compte tenu de ses besoins d'emprunt. Les teneurs de marché de dette publique interrogés par Bloomberg estiment que le pays devra émettre 3 milliards de livres de plus que prévu en ventes de gilts cet exercice budgétaire, en raison du coût élevé de la dette et des besoins de dépenses publiques. L'Office de gestion de la dette devrait également recourir davantage aux émissions d'obligations à court terme.

La hausse du coût de la dette laisse moins de marge de manœuvre au gouvernement pour faire face à la hausse des factures d'énergie, aux mesures de soutien au pouvoir d'achat ou à l'augmentation des dépenses de défense. C'est en tête des casse-tête du chancelier John Healey avant le budget de la semaine prochaine, où le relèvement de la surtaxe sur les banques figure parmi les mesures envisagées. La directrice générale de Citigroup au Royaume-Uni, Tiina Lee, a déclaré que, bien que cela soit « décevant », ce n'est « pas tout », et que la rigueur budgétaire reste primordiale.

Source: Bloomberg Markets · Résumé par HeadlinesBriefing