Malgré des résultats solides au troisième trimestre, les actions bancaires américaines chutent car les investisseurs doutent de la croissance future. JPMorgan a annoncé une augmentation de ses bénéfices de 6 %, tandis que Goldman Sachs et Citigroup ont vu leurs profits augmenter de 29 % et 17 % respectivement, tirés par un fort trading d'actions. Cependant, les valorisations du marché suggèrent que les investisseurs pensent que c'est le meilleur résultat possible.
Un modèle de valorisation simplifié montre que la capitalisation boursière de JPMorgan est proche de ce qu'elle vaudrait si ses bénéfices ne croissaient plus jamais. La crainte que des agents de finance personnelle alimentés par l'IA et des fintechs puissent perturber la rétention de dépôts et les services bancaires de base pèse sur le sentiment. Pourtant, les banques ont des avantages : la confiance des clients et la supervision réglementaire.
Si les bénéfices croissaient seulement de 2 % par an, les banques vaudraient un tiers de plus. Bien que les dépenses en IA augmentent – JPMorgan dépense 700 millions de dollars par an – le potentiel de croissance à long terme de Wall Street reste intact.
Source: Financial Times Companies · Résumé par HeadlinesBriefing