Internet est en alerte maximale après la découverte de huit certificats TLS compromis liés à une faille critique de la bibliothèque de cryptographie OpenSSL. Connue sous le nom de Heartbleed, cette faille permettait aux pirates de déchiffrer les échanges protégés et de voler des clés privées, des cookies de session et des mots de passe.
Les attaques ont touché des milliers de serveurs, y compris ceux de grandes entreprises et d'agences gouvernementales. La remise en état a duré plusieurs années : correction d'OpenSSL, réémission de millions de clés TLS, révocation de certificats, renouvellement de mots de passe et mise à jour de systèmes embarqués.
Les clés compromises d'eMudhra étaient défectueuses à un degré extrême. Alors qu'une clé privée standard NIST P-384 contient 384 bits d'entropie, celles-ci n'en comptaient que 3 à 8. Les ingénieurs ont relevé des clés présentant des valeurs d'entropie de 4, 56, 66, 115, 155, 156, 230 et 237 bits, bien en deçà des seuils de sécurité acceptables.
« Cela ne devrait pas être possible », a déclaré Valsorda, suggérant qu'une interface dangereuse de génération de clés avait peut-être vu son paramètre de taille réglé par erreur sur 1. Ben Cartwright-Cox, de BGP.tools, a supposé que du code d'exemple avait pu fuiter par accident en production, qualifiant cet oubli de « dingue ». L'incident met en lumière les risques persistants liés à l'implémentation cryptographique et à la supervision des systèmes.
Source: Ars Technica · Résumé par HeadlinesBriefing